{"version":"https://jsonfeed.org/version/1","title":"Développeurs Anonymes","home_page_url":"https://developpeurs-anonymes.fr/","feed_url":"https://developpeurs-anonymes.fr/feed.json","description":"Un espace pour les développeurs qui veulent parler de leur métier, de leurs doutes, de leurs joies - sans filtre et sans pression.","items":[{"id":"https://developpeurs-anonymes.fr/posts/claude-code-mon-geolier-tres-competent/","url":"https://developpeurs-anonymes.fr/posts/claude-code-mon-geolier-tres-competent/","title":"Claude Code, mon geôlier très compétent","content_html":"<p>Bonjour, je m'appelle Thomas. Je suis développeur depuis une bonne quinzaine d'années. Et ça fait plusieurs mois que\nje n'ai plus envie de coder le soir.</p>\n<p>Je sais que certains d'entre vous vont reconnaître ce que je décris. On parle beaucoup de ce que\nl'IA va changer dans notre métier. On parle moins de ce qu'elle a déjà changé en nous.</p>\n<!--more-->\n<h2 id=\"ce-que-j'ai-du-mal-%C3%A0-dire\" tabindex=\"-1\"><a href=\"https://developpeurs-anonymes.fr/posts/claude-code-mon-geolier-tres-competent/#ce-que-j'ai-du-mal-%C3%A0-dire\" class=\"header-anchor\">Ce que j'ai du mal à dire</a></h2>\n<p>Je n'ai plus envie (ou beaucoup moins) de lancer un side project. Je ne m'arrête plus sur un problème intéressant. Le\nweek-end, avant, sur mes heures creuses j'ouvrais mon IDE (Neovim FTW!), maintenant je cours et je lis.\nAlors j'aime ça courir et lire, ce n'est pas le problème. Le problème, c'est que je ne me suis même pas rendu compte que j'avais arrêté de coder (en loisir, je parle).</p>\n<p>Ce n'est pas un\nburnout, ce n'est pas non plus un changement de carrière. C'est comme un musicien qui aurait toujours son\ninstrument mais qui ne jouerait plus chez lui. Le geste professionnel est intact mais l'envie\npersonnelle s'est éteinte.</p>\n<p>Pendant longtemps je n'ai pas su nommer ça. Je me disais que je vieillissais, que c'était normal,\nque la passion s'use. Et puis j'en ai parlé avec d'autres développeurs - dix ans, quinze ans, vingt\nans de métier - et j'ai vu le même regard. On se reconnaît sans avoir besoin de beaucoup\ns'expliquer. Ça m'a soulagé et ça m'a inquiété en même temps.</p>\n<h2 id=\"le-m%C3%AAme-outil%2C-deux-effets-oppos%C3%A9s\" tabindex=\"-1\"><a href=\"https://developpeurs-anonymes.fr/posts/claude-code-mon-geolier-tres-competent/#le-m%C3%AAme-outil%2C-deux-effets-oppos%C3%A9s\" class=\"header-anchor\">Le même outil, deux effets opposés</a></h2>\n<p>L'ironie est saisissante. Les LLM ont rendu la programmation accessible à des gens qui n'auraient\njamais écrit une ligne de code. Un designer lance un prototype fonctionnel en quelques prompts. Un\nentrepreneur teste une idée sans embaucher. Un chercheur automatise son pipeline de données en une\naprès-midi. Pour eux, c'est une libération. Je vois des non-développeurs dans mon entourage faire\ndes choses qu'ils n'auraient jamais osé tenter il y a deux ans, et c'est sincèrement réjouissant.</p>\n<p>Mais pour moi - et je pense pour beaucoup d'entre nous ici - l'expérience est radicalement\ndifférente. Ce que je faisais en trois heures avec concentration et satisfaction, je le fais\ndésormais en vingt minutes en supervisant une sortie de LLM. C'est plus rapide, plus efficace et\nétrangement... vide.</p>\n<p>Le problème n'est pas l'outil, je l'utilise tous les jours et je n'ai aucune intention d'arrêter.\nLe problème, c'est ce que l'outil <em>a changé</em> dans la nature de mon activité.</p>\n<h2 id=\"de-b%C3%A2tisseur-%C3%A0-contr%C3%B4leur-qualit%C3%A9\" tabindex=\"-1\"><a href=\"https://developpeurs-anonymes.fr/posts/claude-code-mon-geolier-tres-competent/#de-b%C3%A2tisseur-%C3%A0-contr%C3%B4leur-qualit%C3%A9\" class=\"header-anchor\">De bâtisseur à contrôleur qualité</a></h2>\n<p>Avant les LLM, coder un composant, c'était construire. Je partais d'une page blanche, je posais une\nstructure, je résolvais des problèmes un par un, je voyais la chose prendre forme sous mes mains.\nL'effort faisait partie du plaisir - c'était même, rétrospectivement, l'essentiel du plaisir.</p>\n<p>Avec un LLM, coder ce même composant, c'est réviser. Je décris ce que je veux, je reçois une\nproposition, je relis, je corrige, j'ajuste le prompt, je re-relis. L'activité a basculé de la\ncréation vers le contrôle. Je ne suis plus l'artisan - je suis le chef de projet d'un stagiaire\nextrêmement rapide et parfois brillant, mais dont il faut toujours relire le travail.</p>\n<p>Je peux le dire ici, devant vous, parce que je pense que vous comprenez : je n'ai pas choisi ce\nmétier pour relire le travail de quelqu'un d'autre.</p>\n<h2 id=\"le-voyage%2C-pas-la-destination\" tabindex=\"-1\"><a href=\"https://developpeurs-anonymes.fr/posts/claude-code-mon-geolier-tres-competent/#le-voyage%2C-pas-la-destination\" class=\"header-anchor\">Le voyage, pas la destination</a></h2>\n<p><a href=\"https://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Feynman\">Richard Feynman</a> avait cette expression :\n<em><a href=\"https://en.wikipedia.org/wiki/The_Pleasure_of_Finding_Things_Out\">the pleasure of finding things out</a></em><sup><a class=\"footnote-ref\" href=\"https://developpeurs-anonymes.fr/posts/claude-code-mon-geolier-tres-competent/#fn-1\" id=\"fnref-1\">1</a></sup>.\nLa joie de la découverte. Pas la joie d'avoir découvert - la joie de découvrir, au présent, dans\nl'acte même de chercher.</p>\n<p>Quand je regarde en arrière, mes meilleurs souvenirs de développeur ne sont pas des mises en\nproduction réussies. Ce sont des moments de compréhension. Ce bug que j'ai mis une journée à traquer\net qui m'a appris quelque chose de fondamental sur le système. Cette architecture que j'ai refaite\ntrois fois avant de trouver la bonne. Ce moment à 23h où un test passe enfin et où je comprends non\nseulement le comment, mais le pourquoi. La destination, je l'ai oubliée. Le voyage, je m'en souviens\nencore.</p>\n<p>Est-ce que c'est pareil pour vous ?</p>\n<p>Les LLM compriment le chemin entre l'intention et le résultat. Pour beaucoup de tâches, c'est\nexactement ce qu'on veut - et je suis le premier à apprécier quand Claude Code me génère du\nboilerplate ou me débloque sur une API que je ne connais pas.</p>\n<p>Mais la joie de coder n'a jamais résidé dans le résultat. Elle résidait dans le chemin. Dans cette\nheure passée à comprendre pourquoi ça ne marchait pas. Dans le moment où la solution apparaît - non\npas parce qu'on l'a demandée, mais parce qu'on l'a construite, neurone après neurone, en suivant un\nfil logique jusqu'au bout.</p>\n<p>Les LLM donnent la destination. Ils escamotent le voyage. Et avec le voyage, ils escamotent la\nraison pour laquelle la plupart d'entre nous ont commencé.</p>\n<h2 id=\"le-flow%2C-ou-ce-qu'on-a-perdu-sans-le-nommer\" tabindex=\"-1\"><a href=\"https://developpeurs-anonymes.fr/posts/claude-code-mon-geolier-tres-competent/#le-flow%2C-ou-ce-qu'on-a-perdu-sans-le-nommer\" class=\"header-anchor\">Le flow, ou ce qu'on a perdu sans le nommer</a></h2>\n<p>Le psychologue <a href=\"https://fr.wikipedia.org/wiki/Mihaly_Csikszentmihalyi\">Mihaly Csikszentmihalyi</a> a\npassé sa carrière à étudier ce qu'il appelle le\n<a href=\"https://fr.wikipedia.org/wiki/Flow_(psychologie)\"><em>flow</em></a> - cet état de concentration absolue où\nle temps disparaît, où l'on est entièrement absorbé par ce qu'on fait. Ses recherches montrent que\nle flow est la source la plus fiable de satisfaction profonde. Pas le succès, pas la reconnaissance,\npas le résultat - l'état lui-même.</p>\n<p>Il identifie plusieurs conditions nécessaires : un objectif clair, un niveau de difficulté calibré -\nassez dur pour engager, pas assez pour paralyser, un feedback immédiat. Et un trait moins cité mais\ncentral : l'activité doit être <em>autotélique</em><sup><a class=\"footnote-ref\" href=\"https://developpeurs-anonymes.fr/posts/claude-code-mon-geolier-tres-competent/#fn-2\" id=\"fnref-2\">2</a></sup> - pratiquée pour\nelle-même, pas pour son résultat. L'alpiniste ne grimpe pas pour être en haut. Le musicien ne joue\npas pour la dernière note. Le développeur - du moins, celui qui a connu cette joie - ne code pas\npour le commit final.</p>\n<p>En y repensant, je réalise que ce que j'appelais vaguement &quot;passion pour le code&quot; avait en fait des\nconditions très précises. Et les LLM sont venus perturber chacune d'entre elles.</p>\n<p>L'objectif clair ? Remplacé par un prompt qu'on reformule jusqu'à obtenir quelque chose\nd'acceptable. Le calibrage de la difficulté ? Effondré - la plupart des problèmes deviennent\ntriviaux à résoudre, même s'ils restent difficiles à spécifier. Le feedback immédiat ? Transformé en\nattente d'une génération, puis en relecture. Et le caractère autotélique ? Détruit. Quand l'outil\npromet d'aller plus vite vers le résultat, tout l'implicite pousse à optimiser pour la destination,\npas pour le voyage.</p>\n<p>Je n'ai pas perdu ma passion. J'ai perdu les conditions du flow. Et le flow, c'était le moteur\nsilencieux de cette passion.</p>\n<h2 id=\"ce-que-sait-la-main\" tabindex=\"-1\"><a href=\"https://developpeurs-anonymes.fr/posts/claude-code-mon-geolier-tres-competent/#ce-que-sait-la-main\" class=\"header-anchor\">Ce que sait la main</a></h2>\n<p><a href=\"https://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Sennett\">Richard Sennett</a>, dans\n<a href=\"https://en.wikipedia.org/wiki/The_Craftsman_(book)\">son livre sur l'artisanat</a><sup><a class=\"footnote-ref\" href=\"https://developpeurs-anonymes.fr/posts/claude-code-mon-geolier-tres-competent/#fn-3\" id=\"fnref-3\">3</a></sup>, décrit un phénomène\nqu'il observe chez les souffleurs de verre, les luthiers, les menuisiers : la satisfaction naît de\nla résistance du matériau. Le bois a ses nœuds, le verre casse si on force. C'est cette résistance qui oblige l'artisan à s'adapter, à progresser et c'est là qu'il trouve du sens.\nRetirez la\nrésistance et vous retirez le sens.</p>\n<p>Le code a toujours été mon matériau. Ses contraintes - la logique stricte, les cas limites, les bugs\nincompréhensibles - étaient ma résistance. C'est contre cette résistance que j'ai construit ma\ncompétence pendant 17 ans. C'est dans cette friction que je trouvais le plaisir.</p>\n<p>Les LLM aplanissent cette friction. Pas complètement - il en reste, sous d'autres formes, mais\nsuffisamment pour que l'activité change de nature. Et quand l'activité change de nature, le fait que\nle résultat soit le même ne suffit pas. L'artisan ne cherche pas le meuble, il cherche le geste.</p>\n<h2 id=\"le-syndrome-de-stockholm-du-d%C3%A9veloppeur\" tabindex=\"-1\"><a href=\"https://developpeurs-anonymes.fr/posts/claude-code-mon-geolier-tres-competent/#le-syndrome-de-stockholm-du-d%C3%A9veloppeur\" class=\"header-anchor\">Le syndrome de Stockholm du développeur</a></h2>\n<p>Et voilà la partie la plus dure à avouer.</p>\n<p>Je ne peux pas m'en passer.</p>\n<p>Je viens de passer plusieurs paragraphes à vous expliquer que les LLM ont détruit les conditions de\nma joie - et je les utilise tous les jours, pas à contrecœur mais volontairement, parce qu'un\ndéveloppeur qui livre en trois jours ce qu'un autre met deux semaines à produire garde ses clients.\nParce que le marché ne récompense pas le voyage - il récompense la destination.</p>\n<p>Il y a un nom pour ça en psychologie quand on développe une forme d'attachement pour ce qui nous\ncontraint, quand on finit par défendre ce qui nous diminue parce qu'on ne voit plus d'alternative\nviable, vous connaissez bien-sûr: c'est le <a href=\"https://fr.wikipedia.org/wiki/Syndrome_de_Stockholm\">syndrome de Stockholm</a>. C'est excessif, bien\nsûr. Claude Code ne me séquestre pas. Mais la dynamique a quelque chose de familier : je sais que\ncet outil m'a pris une partie de ce qui me rendait vivant dans mon métier, et malgré ça, la première\nchose que je fais le matin, c'est l'ouvrir.</p>\n<p>Le plus pervers, c'est que l'outil est réellement bon. Ce n'est pas un geôlier cruel, c'est un\ngeôlier compétent. Il m'aide, me fait gagner du temps, m'apprend des choses. Et c'est\nexactement ce qui rend la situation si difficile à démêler. On ne quitte pas quelque chose qui\nfonctionne. On s'adapte, on négocie, on trouve des arrangements.</p>\n<h2 id=\"retrouver-le-chemin\" tabindex=\"-1\"><a href=\"https://developpeurs-anonymes.fr/posts/claude-code-mon-geolier-tres-competent/#retrouver-le-chemin\" class=\"header-anchor\">Retrouver le chemin</a></h2>\n<p>C'est ce que j'essaie de faire : négocier. Je ne suis pas en train de plaider pour abandonner les\nLLM. Ce serait absurde, et ce n'est pas ce que je fais. La question n'est pas &quot;Faut-il les\nutiliser ?&quot; mais plutôt &quot;Comment préserver des espaces où le voyage compte encore, à l'intérieur même d'un\nquotidien où l'outil est omniprésent ?&quot;.</p>\n<p>J'ai trouvé quelques réponses, imparfaites. Je vous les donne pour ce qu'elles valent, comme on\npartage un truc qui marche un peu, sans promettre que ça marchera pour tout le monde.</p>\n<p><strong>Garder un espace sans assistance.</strong> Pas par purisme - par égoïsme. Parce que la satisfaction de\nrésoudre un problème soi-même est irremplaçable. Un side project, un kata,\nl'<a href=\"https://adventofcode.com/\">Advent of Code</a><sup><a class=\"footnote-ref\" href=\"https://developpeurs-anonymes.fr/posts/claude-code-mon-geolier-tres-competent/#fn-4\" id=\"fnref-4\">4</a></sup> de l'année, une contribution open source, n'importe quoi où l'on\ns'interdit délibérément l'aide, non pas parce que l'outil est mauvais, mais parce que l'effort est\nle but.</p>\n<p><strong>Penser avant l'outil.</strong> C'est peut-être le plus inattendu : je n'ai jamais autant sorti mon stylo\net mon carnet que depuis que j'utilise Claude Code. Avant de lancer un prompt, je griffonne : un\nschéma d'architecture, une ébauche d'UI, un flux de données. Je me force à imaginer comment je\nferais <em>avant</em> que la machine me propose sa version.</p>\n<p>Soyons lucides : c'est parfaitement ridicule. Je dessine un schéma sur du papier pour ensuite le\ndonner à une IA qui aurait pu le produire en trois secondes. Le résultat final est le même.\nL'architecture ne sera pas meilleure parce que je l'ai d'abord gribouillée au Bic. Et à la fin,\nc'est quand même Claude Code qui écrit le code.</p>\n<p>Mais c'est exactement le point. La résistance n'est pas dans le résultat - elle est dans le moment.\nSi je laisse le LLM proposer en premier, mon cerveau passe en mode évaluation. Le schéma que\nj'aurais pu inventer, je ne le trouverai plus - je comparerai. Le carnet ne change pas la\ndestination. Il préserve le voyage. C'est ma façon de rester l'auteur cinq minutes de plus avant de\ndevenir le relecteur. Ces cinq minutes-là, elles sont précieuses.</p>\n<p><strong>Choisir des outils qui raccourcissent la boucle sans court-circuiter la réflexion.</strong> Un <a href=\"https://clojure.org/guides/repl/introduction\">REPL</a><sup><a class=\"footnote-ref\" href=\"https://developpeurs-anonymes.fr/posts/claude-code-mon-geolier-tres-competent/#fn-5\" id=\"fnref-5\">5</a></sup>, du\nhot-reload, un environnement interactif - ce qui distingue ces outils du LLM, c'est qu'ils\naccélèrent le feedback sans retirer l'effort cognitif. Ils rendent le voyage plus fluide, pas plus\ncourt. La différence est immense.</p>\n<p><strong>Se remettre en position de débutant.</strong> Le flow exige un équilibre entre compétence et difficulté.\nSi les LLM ont rendu votre zone de compétence trop facile, déplacez la zone - un nouveau langage,\nun paradigme différent, un domaine technique qu'on ne connaît pas. J'ai retrouvé une partie de cette\njoie en apprenant des choses que Claude Code ne pouvait pas faire à ma place - pas parce qu'il en\nétait incapable, mais parce que c'était moi qui avais besoin de comprendre.</p>\n<p><strong>Accepter que le plaisir soit un objectif légitime.</strong> La culture tech valorise la productivité, le\nshipping, le résultat. Dire &quot;je fais ça parce que ça me plaît&quot; ressemble à un luxe ou à un manque de\nsérieux. Mais c'est pourtant ce qui a construit les meilleurs développeurs que je connais - des gens\nqui ont codé pendant des années, le soir, pour rien, juste parce qu'ils aimaient ça. Ce n'était pas\nde la productivité. C'était de la joie. Et la joie mérite d'être défendue.</p>\n<h2 id=\"pourquoi-je-vous-raconte-tout-%C3%A7a\" tabindex=\"-1\"><a href=\"https://developpeurs-anonymes.fr/posts/claude-code-mon-geolier-tres-competent/#pourquoi-je-vous-raconte-tout-%C3%A7a\" class=\"header-anchor\">Pourquoi je vous raconte tout ça</a></h2>\n<p>Parce que pendant des mois j'ai cru que c'était juste moi. Que je vieillissais. Que je perdais le\nfeu. Et j'ai réalisé que non - les conditions avaient changé, pas moi. La joie que j'ai perdue avait\nun nom - le flow - et des mécanismes précis. Ces mécanismes ont été perturbés par un changement\nd'outils, pas par un changement en moi.</p>\n<p>Si vous êtes ici, c'est peut-être que vous ressentez quelque chose de similaire. Que vous aussi,\nvous sentez quelque chose s'éteindre doucement sans savoir exactement quoi. Je ne sais pas si ce que\nj'ai partagé va vous aider. Mais au moins, on sait qu'on n'est pas seuls.</p>\n<p>Le voyage n'a pas disparu. Il faut juste le chercher un peu plus délibérément qu'avant.</p>\n<p>Merci de m'avoir lu.</p>\n<div class=\"reply\" aria-label=\"Edit du 14 mai 2026\">\n <header class=\"reply-header\">\n    <span class=\"reply-label\">Edit</span>\n    <span class=\"reply-author\">14 mai 2026</span>\n  </header>\n<p><em>Quelqu'un m'a envoyé un droit de réponse écrit avec un LLM. Il est <a href=\"https://developpeurs-anonymes.fr/en-marge/droit-de-reponse-je-ne-suis-pas-votre-geolier-je-suis-votre-miroir/\">en marge</a>, si la curiosité te prend.</em></p>\n</div>\n","date_published":"Mon, 16 Mar 2026 00:00:00 GMT"}]}